C'est mon patrimoine !

EN 2017, LES PORTES DU TEMPS DEVIENNENT C’EST MON PATRIMOINE !

Renommée C’est mon patrimoine ! en 2017, l’opération Les Portes du temps, qui a accueilli plus de 380 000 jeunes depuis 2005, s’inscrit dans une nouvelle dynamique.

C’est mon patrimoine ! vise à sensibiliser les enfants et les adolescents à la diversité des patrimoines au travers de programmes d’activités pluridisciplinaires. Ateliers, visites théâtralisées, jeux de piste, lectures, danse, performances ou pratique des arts numériques permettent aux enfants de s’approprier différemment et souvent de façon inédite le patrimoine.

Organisé en dehors du temps scolaire, C’est mon patrimoine ! concerne les enfants et adolescents de 6 à 18 ans, développe leur goût du patrimoine et des arts, enrichi leurs connaissances, et les aide à mieux comprendre l’intégration d’un lieu patrimonial dans son environnement géographique et culturel.

Ce dispositif piloté par le ministère de la Culture et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) touche chaque année plusieurs milliers de jeunes inscrits en centres sociaux, maisons des jeunes et de la culture, centres de loisirs ou foyers ruraux.

En 2017, 40 000 jeunes, dont un tiers d’adolescents, sont attendus dans plus de 210 lieux patrimoniaux (monuments, musées, archives, villes et pays d’art et d’histoire, patrimoine industriel, paysages, patrimoine immatériel…). Toutes les régions métropolitaines sont prises en compte de même que la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion et Mayotte.

UN NOUVEL ÉLAN EN 2017 

Le ministère de l a Culture, en lien avec le Commissariat général à l’égalité des territoires, a souhaité donner un nouveau souffle au dispositif Les Portes du temps, repensé et renommé C’est mon patrimoine ! Cette opération destinée à sensibiliser les enfants et les adolescents à la diversité des patrimoines sera amplifiée, grâce notamment à une plus forte implication des réseaux d’éducation populaire partenaires.

Une approche plus large du patrimoine, qui porte à la fois sur les musées et monuments emblématiques mais également sur les musées de France, les sites archéologiques, les villes et pays d’art et d’histoire, le patrimoine XXe siècle, le patrimoine naturel, ou encore les archives a été réaffirmée.

Ce nouvel élan a suscité l’intérêt de nouveaux acteurs puisqu’un tiers d’entre eux participent pour la première fois au dispositif. L’objectif cette année est aussi de toucher davantage de jeunes et en particulier les adolescents qui représenteront un tiers des bénéficiaires.

Les projets sélectionnés concernent près de 40 000 jeunes (contre 28 000 l’an dernier). Deux jeunes concernés sur trois sont issus des quartiers « politique de la ville ».

En s’adressant à des jeunes issus des territoires prioritaires, urbains mais aussi ruraux, C’est mon patrimoine ! a pour ambition de les sensibiliser aux patrimoines et à l’histoire travers une offre culturelle de qualité.

En dehors du temps scolaire, C’est mon patrimoine ! s’adresse tout particulièrement à celles et ceux qui, pour des raisons sociales, économiques ou culturelles, n’accèdent pas facilement à ces lieux de patrimoine. L’objectif est autant de proposer une opération d’élargissement des publics que de participer à la cohésion sociale, à la lutte contre l’exclusion et à l’accès à la culture.

FÉDÉRER LES ACTEURS DE L’ÉDUCATION POPULAIRE ET DE LA CULTURE DANS LES TERRITOIRES 

C’est mon patrimoine ! a également pour vocation de favoriser le dialogue et les échanges entre les jeunes, les intervenants et les animateurs sur chacun des sites participants, autour d’un projet culturel et artistique. Par cette interaction, l’opération favorise la formation des animateurs des structures d’accueil des enfants et adolescents et des médiateurs des établissements patrimoniaux. Elle contribue à approfondir et structurer les habitudes de travail entre professionnels.

UNE DÉMARCHE PLURIDISCIPLINAIRE 

C’est mon patrimoine ! propose un parcours structuré autour d’une thématique ancrée dans l’histoire des sites, pour une rencontre approfondie entre jeunes et patrimoines.

Sur chacun des sites participants, il s’agit de créer une offre attractive, exigeante sur le plan scientifique, artistique et culturel, articulant découverte du patrimoine et pratique artistique.

L’approche pluridisciplinaire permet aux jeunes de s’approprier le patrimoine de manière très expérimentale : réalisation d’un documentaire sonore sur la mémoire industrielle, visite sensorielle pour une plongée dans le XVIe siècle, chasse aux traces de dinosaures, jeu d’énigmes à l’époque gallo-romaine, graffiti préhistoriques ou histoire de la mobylette pour appréhender autrement l’histoire industrielle.

Les us et coutumes du temps des châtelains au Moyen Âge se découvrent ainsi au travers de la pratique de jeux médiévaux, d’ateliers chorégraphiques, bals de cour, mais aussi de visites architecturales et de réalisations multimédia.

L’appel à des artistes professionnels vient enrichir l’appropriation du patrimoine par les jeunes, tout en les sensibilisant à la création artistique. Le patrimoine est ainsi une source d’inspiration pour la création, il fait écho aux problématiques actuelles des enfants et des adolescents.

MODE DE GOUVERNANCE ET FINANCEMENTS 

Le dispositif est piloté, au niveau national, par la direction générale des patrimoines (DGP) du ministère de la Culture, et par le commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) dans le cadre de leurs objectifs communs en faveur de la cohésion sociale, de l’intégration et de l’accès à la culture.

Au niveau régional, il est piloté par les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et les directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), en collaboration avec les directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCS/PP).

Les fédérations d’éducation populaire sont impliquées dans le dispositif, à l’échelle nationale (coordination et communication), régionale, voire locale, dans un partenariat élargi et renforcé en 2017.

Le dispositif s’appuie aussi sur les partenariats nationaux ou locaux avec le Centre des monuments nationaux (CMN), et diverses institutions dans tous les champs du patrimoine. Les collectivités territoriales peuvent être impliquées dans l’opération, financièrement ou comme porteurs de projets.